J'étais à Devoxx France 2015

Devoxx France 2015 s'est déroulée du 8 au 10 avril 2015 à Paris. Plusieurs membres de la rédaction de Developpez.com étaient présents. Voici un résumé de leurs trois jours. 1 commentaire Donner une note à l'article (5)

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I. Introduction

Devoxx France 2015 s'est déroulée du 8 au 10 avril 2015 à Paris. Plusieurs membres de la rédaction de Developpez.com étaient présents. Voici un résumé de leurs trois jours.

I-A. À propos des photos

Cette page est illustrée à l'aide d'une sélection de photos prises durant l'événement. Vous retrouverez une galerie avec plus de 350 photos de Devoxx France 2015 sur Flickr. Si vous apparaissez de façon visible sur une de ces photos et que vous souhaitez qu'elle soit retirée, envoyez-nous un message.

Nous voudrions préciser que ces photos ne sont pas libres de droits. Nous vous laissons les utiliser sous réserve d'envoyer un petit message à son auteur Thierry Leriche Dessirier pour lui indiquer où vous souhaitez les utiliser.

II. Devoxx France

II-A. Kesako ?

Devoxx France, c'est une conférence qui réunit plusieurs milliers de développeurs passionnés durant trois jours à Paris.

Les thèmes de Devoxx France 2015, présentés par plus de deux cents passionnés, sont :

  • Start-up ;
  • Arch. et security ;
  • Methodology ;
  • Java SE ;
  • JVM languages ;
  • Mobile ;
  • Future[Devoxx] ;
  • Server side Java ;
  • Cloud et big data ;
  • Web et HTML 5.

Et ces sessions sont présentées dans l'un des formats suivants :

  • University (3 heures) ;
  • Hand's on Labs (3 heures) ;
  • Tools-in-Action (30 minutes) ;
  • Conférence (50 minutes) ;
  • B.O.F. (Bird of a Feather) ;
  • Quickie (15 minutes).

Mais Devoxx, c'est aussi une équipe de bénévoles, vêtus ou non de rouge, qui sélectionnent les présentations, installent les stands, accueillent et orientent les participants ou encore travaillent dans l'ombre pour que tout se passe le mieux possible. Il ne faut donc pas les oublier car, si on en croit tout que qui s'est dit sur Twitter (entre autres), ce n'était pas du repos. D'ailleurs, rien qu'à en voir le programme papier ou les gabarits de présentation, ça saute aux yeux.

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Cette année, les hommes en rouge portaient des podomètres. Résultats : certains ont parcouru plus de vingt-cinq kilomètres par jour. Autant dire qu'ils n'ont pas chaumé. Merci à eux.

Pour en savoir plus à propos de Devoxx, nous vous encourageons à lire les interviews que nous avons réalisées ces quatre dernières années.

II-B. Quelques chiffres

Il y a eu :

  • 2509 personnes exactement (le nombre de badges édités) ;
  • 681 propositions reçues pour 221 retenues (+11% reçues par rapport à l'an dernier) ;
  • 187 speakers avec un pass trois jours (qui ne présentaient pas que un BOF et/ou un Quickie).

L'équipe des 14 personnes du CFP (dont E.Bernard, A.Moussine-Pouchkine ou C.Martaire) ont fait plus de 6700 revues, ce qui a représenté 3 mois de travail

II-C. Les nouveautés en 2015

Palais des congrès

Le plus gros changement de l'édition 2015 de Devoxx France est bien évidement le déménagement au Palais de Congrès. En effet, l'hôtel Marriott, malgré toutes ses qualités, était devenu trop petit pour accueillir une conférence en pleine croissance. Quand on arrive, la différence saute aux yeux : c'est immense. On devine déjà qu'il n'y aura pas de bousculade pendant les pauses. La contrepartie, c'est que les salles étaient assez dispersées, nécessitant de courir pour passer de l'une à l'autre.

Il y avait également plus de salles que lors des éditions précédentes, permettant d'avoir d'autant plus de présentations en parallèle. Et tant qu'on en est à parler des salles, nous les avons trouvé plus confortables (chaises plus moelleuses et plus espacées) que celles du Marriott, à commencer par l'amphi.

Jusqu'en 2014, Devoxx France c'était environ 1500 participants sur trois jours. Si la durée n'a pas changé, ce sont pratiquement 2500 personnes qui ont arpenté les allées du Palais des Congrès cette année lors de cette conférence. Et ce qui fait plaisir, c'est de voir qu'il y a encore beaucoup d'espace (et un énorme amphi !) qui tend les bras aux organisateurs pour voir encore plus grand pour les années prochaines ! Peut-être arrivera-t-on au même niveau que Devoxx Belgique (3500 personnes sur 5 jours de conférence).

Repas

Le concept a été repensé. Nous vous laissons découvrir ça un peu plus loin dans cet article.

Sponsors

Plus de place, plus de participants, plus de moyens ? Tout cela implique plus de sponsors. C'était flagrant. Et comme il y avait plus d'espace pour tourner autour ou pour s'installer, c'était sympa. Nous vous laissons découvrir tout ça dans l'album photo.

Ignite

Il s'agit de sessions très courtes où les orateurs ont cinq minutes pour discuter d'un sujet. Les transparents sont limités à vingt et défilent sur une fréquence de quinze secondes.

Café Philo

Certains d'entre nous ont pu participer à des tables rondes, avec l'aimable participation de Clarisse, qui nous avait déjà séduit il y a deux ans.

Vidéo

Presque toutes les présentations étaient filmées : huit salles étaient filmées et les deux restantes capturaient l'audio et sortie vidéo du PC, mais pas l'orateur.

Code story

Cette année, il n'y en a pas eu. Quelqu'un sait pourquoi ? Apparemment David Gegeot, l'organisateur de cet événement, souhaitait organiser autre chose cette année.

Après-midi décideur

Cette après-midi avait rencontré un vrai succès lors des éditions précédentes, mais des raisons logistiques ont empêché de renouveler cette année. Plus exactement, c'est juste que cet événement était géré par Arnault Jeanson qui est décédé fin d'année dernière. Comme c'était son bébé, l'équipe a décidé de ne pas le refaire sans lui.

III. Conférences que les membres de Developpez.com ont vu

III-A. Jour 1 (mercredi)

III-A-1. Les Streams sont parmi nous ! Traitement de données en Java 8 (retour Loé)

Université, par José Paumard

José Paumard travaille à l'université Paris 13 et également sur des projets pour des entreprises, en expertise ou en formation. Il a raconté beaucoup de choses sur Java 8 durant 3h. Il a comparé trois API de traitements de données majeures : l'API Stream de Java 8, les GS Collection et l'API RxJava, portage en Java d'une API .NET à l'origine. Il a commencé par présenter les concepts fondamentaux de ces trois API, ainsi que les patterns qu'elles proposent. Il s'est agi ensuite de les comparer sur un problème donné commun et il a terminé par un comparatif de performances.

L'API Stream est faite pour permettre de paralléliser les traitements, mais il y a plusieurs aspects. Le traitement multi-threading et le traitement parallèle, car les deux choses sont fondamentalement différentes. L'API Stream permet, juste par l'appel d'une méthode parallèle, de lancer des traitements sur des collections de grande taille et de paralléliser ces traitements sur l'ensemble des cœurs du processeur. C'est stratégiquement et commercialement important que Java propose un mécanisme de la sorte, car l'exploitation de la puissance des processeurs depuis cinq ou six ans est quelque chose de central en informatique. Donc Java se positionne fortement sur ce segment-là comme un des langages tout à fait à la pointe et à jour.

III-A-2. De zéro à héros avec Spring Boot (retour Thierry)

Université, par Stéphane Nicoll et Brian Clozel

Ça faisait longtemps que j'entendais parler de Spring Boot, sans jamais avoir vraiment pris le temps d'approfondir. Cette séance tombait donc bien, d'autant qu'elle m'a permis de me rendre compte que je mélangeais plusieurs choses. D'abord, Spring Boot fait partie de la famille Spring, ce qui ne devrait pas vous surprendre. Spring Boot propose un ensemble de mécanismes qui permettent de lancer un projet, de manière peut-être magique, à l'aide de conventions qui fonctionnent les unes avec les autres pour détecter les besoins du projet. La présence d'un module Web, par exemple, indique au framework de lancer automatiquement les éléments nécessaires pour le faire fonctionner.

En plus de Spring Boot, les orateurs nous ont présenté un ensemble de « starters » qui ne servent pas à exécuter le projet, mais à partir sur de bonnes bases. Celles-ci correspondent aux bonnes pratiques identifiées par les développeurs de Spring et qui devraient convenir, avec très peu d'adaptations, à la plupart des équipes. Ajoutons qu'il existe des starters pour à peu près tout.

III-A-3. OpenBCI ou comment lire dans les pensées avec Java (retour Loé)

Tools in Action, par Mathieu ANCELIN

Mathieu a montré comment accéder à des mesures offertes par le kit open source (Brain Computer Interface), comment les traiter et comment piloter nos applications par la pensée à travers deux exemples et démonstrations basiques. Il a fait défiler les diapositives avec l'OpenBCI et fait déplacer un carré rouge dans une grille (vers un carré vert), une sorte de quête.

L'OpenBCI est un kit open source constitué d'une plateforme matérielle basée sur un microprocesseur Arduino et un processeur Texas Instrument. Le tout est relié à huit électrodes à fixer sur la tête. Le signal capté est converti en information numérique et envoyé à un ordinateur par Bluetooth. Il ne reste plus qu'aux ingénieurs et makers à imaginer les applications pour interpréter et commander ces signaux. BCI : Brain Computer Interface est un système permettant à une personne de contrôler le monde extérieur sans aucune activité musculaire. Les entrées du système sont les impulsions électrochimiques directement enregistrées depuis le cerveau : reconnaissance de patterns dans ces impulsions et association de commandes à ces patterns. Le processus est basé sur trois étapes de manière générale :

  • enregistrement du signal : les appareils sont souvent basés sur les électro-encéphalogrammes (EEG) qui captent les impulsions, les amplifient, les filtrent, et les numérisent ;
  • pré-processing : phase permettant de transformer le signal pour qu'il soit plus simple à traiter (filtrage, réduction du bruit, composition d'inputs, etc.) ;
  • classification : phase permettant de transformer le signal en catégories, à partir desquelles le système va pouvoir extraire les commandes.

En général, les systèmes de classification sont basés sur l'autoapprentissage, on entraîne le système pour qu'il puisse reconnaître les patterns représentant les commandes. Chaque personne est unique, il est difficile de généraliser des patterns précis associés à des commandes (exemple des réseaux de neurones).

Code

III-A-4. Java dans le hardware avec la librairie Libbulldog (retour Mickaël)

Tools in Action, par Laurent HUET

Ce tools in Action présente la bibliothèque LibbullDog qui permet de s'interfacer avec les bus de communication (I2C, SPI, UART?) et GPIO de plusieurs types de cartes. Cette bibliothèque tente donc de s'affranchir du type de carte en fournissant une seule bibliothèque pour réaliser l'interfaçage. Par exemple, pour contrôler les bus de la carte Raspberry PI, on peut utiliser la bibliothèque PI4J. Mais si on souhaite faire de même sur un Arduino, il faudra changer de bibliothèque.

Pendant la session, Laurent a montré via différents exemples joués (allumage de LED, réaction à un interrupteur, allumage de servomoteurs) qu'un même code pouvait être exécuté à la fois sur une carte Raspberry PI et sur une carte Arduino. Laurent avait préparé le matériel et il n'y a pas eu d'effet démo puisque tout a fonctionné. Les expérimentations n'étaient pas extraordinaires, mais la faute incombait plus à la bibliothèque. En effet, d'après Laurent, faute de contributeurs, la bibliothèque peine à fournir des fonctionnalités face à une bibliothèque comme PI4J par exemple. On peut penser, et Laurent l'a fait remarquer, que les prochaines versions de Java ME s'intéresseront à ce problème de multiplateforme.

III-A-5. Quand Java prend de la vitesse, Apache Maven vous garde sur les rails (retour Loé)

Tools in Action, par Arnaud Héritier et Hervé Boutemy

Avec un rythme d'évolution plus rapide de Java, on découvre des incompatibilités entre les sources et les binaires. Il est difficile de gérer les transitions des applications d'une version de Java à une autre version. Durant cette session, les orateurs ont montré comment Apache Maven et son outillage (toolchain, animal-sniffer, ?) aident à migrer graduellement et sans difficulté les projets. Il est possible de jongler entre les différentes versions de Java, de tirer profit des nouveautés offertes par Java et d'assurer la compatibilité par rapport à la cible de production. Par défaut, la version du bytecode est égale à la version du JDK utilisé. Maven permet de contrôler facilement la version du bytecode du build du projet . Maven permet aussi de contrôler la version du bytecode des dépendances du projet.

L'outil Animal-Snifer permet de vérifier qu'un code donné respecte les signatures d'une API. Même si l'usage le plus connu est le contrôle par rapport aux APIs du JDK, Animal snifer est générique et peut être utilisé pour n'importe quel API, à condition d'en générer une signature. Il ne s'agit que d'un contrôleur sur la signature des APIs, cela ne couvre pas leur sémantique.

Maven Toolchain permet de jongler entre les JDKs pour garantir qu'il n'y a aucun risque pour l'application ciblée. Avec Toolchain, on peut utiliser un JDk pour compiler indépendamment du JRE avec lequel MAven et ses plug-ins s'exécutent.

III-A-6. Gitflow in action

Tools in Action, par Cécilia Bossard

Nous utilisons tous Git. Nous l'aimons et il nous le rend bien. Mais, parfois, et même souvent, on est un peu perdu lorsqu'on travaille en équipe, et que chacun a ses pratiques favorites. C'est surtout sur la gestion des branches que cela se complique. Quelle partie part en prod ? Quelle partie est une branche de dev ou de patch ? Et surtout, comment démêler tout ça et synchroniser les branches entre elles ? C'est à toutes ces questions que Cécilia a apporté des réponses à l'aide de GitFlow.

III-B. Jour 2 (jeudi)

III-B-1. Ouverture par l'équipe Devoxx France (retour Thierry)

Keynote par Nicolas Martignole, Antonio Goncalves et Zouheir Cadi

L'ouverture des keynotes est bien entendu effectuée par l'équipe des organisateurs. Ce fut l'occasion de revenir sur l'aventure Devoxx France et son organisation. On rappellera que la conférence a changé de salle pour être en mesure d'accueillir un nombre croissant de visiteurs. Cela a aussi été l'occasion d'annoncer un nouvel arrivant dans la famille Devoxx, puisqu'une édition se déroulera au Maroc dès cette année.

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III-B-2. Le futur de la robotique personnelle

Keynote par Rodolphe Gelin

Rodolphe nous a présenté le travail d'Aldebaran, qu'on connaît principalement à travers le robot Nao et le lapin Nabaztag. Il nous a présenté la gamme de robots de la société, qui est plus grosse que l'on aurait tendance à le croire. Ces robots peuvent avoir des usages divers, aussi bien à la maison, qu'à l'école, à l'accueil des magasins, en passant par l'hôpital.

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Rodolphe a toutefois attiré notre attention sur le fait que les vidéos de présentation des robots, qui doivent arriver dans un futur plus ou moins proche, sont souvent trompeuses. En effet, on y découvre souvent des interactions fluides entre les robots et les hommes alors qu'on en est encore assez loin. Un point technique y met notamment un frein et il concerne les capteurs. Par exemple, les capteurs qui permettent aux robots d'entendre sont hyper complexes puisqu'ils doivent filtrer les bruits parasites (moteurs, voix, etc.) produits par le robot lui-même et l'environnement.

III-B-3. APT, trésor caché de la JVM (retour Mickaël)

Quickie, par Raphaël Brugier

Le sujet présenté dans ce Quickie concerne APT qui est un préprocesseur de la JVM. Concrètement, par l'intermédiaire d'annotations personnalisées, il est possible de générer de nouvelles classes Java qui seront à leur tour compilées. Raphaël a fait une présentation rapide en présentant les annotations que nous utilisons quotidiennement et il a montré comment il les utilisait au sein de sa société pour la couche graphique. C'était une très bonne présentation rapide qui permet de découvrir des fonctionnalités simples. Chapeau à Raphaël, car il a fait sa présentation dans une toute petite salle, sans micro. La session n'était pas filmée. Il y avait un flux permanent d'entrées/sorties et aucune personne du staff pour faire le gendarme.

III-B-4. Apprendre en s'amusant avec son compteur électrique (par Loé)

Quickie, par Cédric Finance

L'orateur a connecté un Raspberry PI à son compteur électrique et à l'aide de Docker, de MongoDB, de Nodejs et d'HTML5, il a mis en place un tableau temps réel pour analyser sa consommation électrique.

III-B-5. Se préparer dès maintenant à l'arrivée d'Angular 2

Quickie par Romain Linsolas

Avec AngularJS, Google avait réussi là où bon nombre de frameworks front-end ont échoué : créer une communauté très vaste, et faire passer des milliers de développeurs du côté obscur du JavaScript. Pourtant, en 2014, Google a annoncé que la version 2 d'Angular serait une réécriture complète du framework, et ne proposerait pas non plus de rétrocompatibilité. Ces annonces ont fait paniquer bon nombre d'équipes de développement qui ont beaucoup misé sur l'outil de Google.

Pourtant, il est possible dès à présent de se préparer à l'arrivée de la v2. Au cours de ce Quickie, j'ai réalisé une démonstration d'Angular 2 (encore en version alpha, donc très évolutive) pour développer une liste de tâches bête et méchante. On y voit ainsi les grandes différences entre la v1 et la v2. Cette dernière adopte par exemple TypeScript, basé sur ECMA Script 6, faisant ressembler notre code à un code plus orienté objet.

La version 1.5 d'AngularJS, prévue à l'automne, devrait permettre également de nous familiariser avec les concepts de la v2.

Bref, Angular 2 est un sujet sans aucun doute très chaud pour cette année 2015, et même pour 2016 !

III-B-6. Comment rater ses benchmarks (retour Thierry)

Conférence par Pierre Laporte

Durant 50 minutes, Pierre a pointé du doigt les erreurs classiques que commentent les équipes qui se lancent dans des benchmarks, parfois pour coller à une demande mal formulée d'un client, parfois par simple ignorance. Il a notamment insisté sur les valeurs moyennes ou la médiane qui ne sont pas si intéressantes que ça au final. À l'opposé, le 99e percentile prend tout son sens quand vous avez cent millions de requêtes par jour puisque ça fait un million. C'est loin d'être négligeable. Il nous a aussi expliqué pourquoi il ne faut pas faire confiance à certains logiciels, qui ne font que des échantillons et extrapolent à l'aide d'une distribution normale, au lieu* de mesurer l'intégralité des tirs.

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III-B-7. Applications concurrentes polyglottes avec Vert.x (retour Thierry)

Conférence par Julien Viet

En plus d'être expert performance chez Datastax (Cassandra), Julien est aussi un gros contributeur sur le projet Vert.x. Durant cette conférence, Julien nous a présenté quelques-unes des nouveautés de Vert.x 3, à commencer par le système de module qui a été abandonné au profit de dépendances plus classiques.

III-B-8. Comment manager des geeks (retour Thierry)

Conférence par Luc Legardeur

Pour ceux qui ne le savent pas, Luc est le directeur de Xebia. La société est relativement connue. Luc nous a expliqué pourquoi on ne manage pas des techos comme on le ferait dans d'autres industries. Il nous a expliqué comment ça fonctionne chez Xebia, incluant les réussites comme les gros loupés. Il explique par exemple pourquoi c'était finalement une mauvaise idée d'introduire un baby-foot dans les bureaux.

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III-C. Jour 3 (vendredi)

III-C-1. Le retour en force de GWT (retour Mickaël)

Conférence par Sami Jaber

C'est l'une des présentations Devoxx que je souhaitais voir, même si je ne m'attendais pas à de grosses surprises par rapport au compte rendu d'Arnaud Tournier. Cette session a été animée par l'ami Sami. Comme d'habitude, il a été très dynamique et direct ?Angular a deux ans et se suicide l'année prochaine?. Côté présentation, il y a eu d'abord une mise au point sur l'utilisation de GWT. De nombreux projets l'utilisent comme dernièrement chez Google pour le successeur de GMail. Ensuite, Sami a présenté les nouveautés de la version actuelle avec notamment le Super Dev Mode. Il a enfin présenté les grandes évolutions à venir, à savoir le support de Java 8, JSInterop (le facilitateur pour l'intégration de bibliothèque JS vers GWT), l'intégration de WebComponent, GSS et le framework Singular qui se veut être l'AngularJS pour Java. Certes, la salle n'était pas pleine, mais j'ai eu l'impression que certaines personnes ont été surprises de voir que GWT revivait. De mon point de vue, je suis un convaincu par GWT depuis le début, même si j'ai un peu douté quand il y a eu un passage à vide lors de sa libération par Google. Je ne peux que croiser les doigts pour une sortie de GWT 3.0 l'année prochaine et pourquoi pas plus d'une session GWT à Devoxx France 2016.

III-C-2. Savoir faire le deuil de son code (retour Thierry)

Quickie par Ellène Dijoux Siber

Fidèle à elle-même et à son blog illustré, Ellène nous a proposé une petite histoire agrémentée de dessins. Elle y compare le deuil qu'on peut/doit faire de son code avec le deuil, plus classique, de la perte (décès, séparation) d'un être cher. En effet, le code est le bébé de nombreux développeurs et la comparaison est donc justifiée.

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III-C-3. API asynchrones en Java 8 (retour Thierry)

Conférence par José Paumard

À la base, j'avoue que je suis allé me reposer un peu dans les fauteuils confortables de l'amphi. Car oui, assister à Devoxx, c'est hyper fatigant, surtout sur la fin. Je ne prévoyais pas vraiment de suivre la présentation de José. Mais force est d'admettre qu'il assure et que j'ai fini par suivre avec attention, même si je n'ai pas encore tout compris. J'attends de revoir cette présentation sur Parleys.

Pour faire simple, José nous a présenté les Futures et plus spécifiquement les CompletableFutures de Java 8, dont vous aurez forcément besoin si vous vous lancez dans l'asynchrone. Il a démystifié un peu tout ça, car c'est vrai que c'est un peu le bazar...

III-C-4. Migration d'une webapp Tomcat vers Vert.x

Conférence par Florian Boulay

Florian travaille sur un projet dont l'essentiel est constitué de Web Services. Le projet tourne sous Tomcat, comme le font de très nombreux projets à travers le monde. Cela a ses avantages et ses inconvénients. Et quitte à rechercher de la performance, surtout pour des Web services, il est parfaitement légitime d'entamer une migration vers Vert.x. Malheureusement, Florian n'a pas eu le temps de finir la migration. En effet, Vert.x 3 a été annoncé en plein milieu et l'équipe a décidé de reporter de quelques mois. Reste que l'expérience acquise a montré que ce n'est véritablement pas si simple de passer d'un style de programmation classique, au sens habituel, à des patterns asynchrones.

IV. Logistique

IV-A. Tarif et réservation

Il n'y a pas grand-chose de plus à dire que lors des années précédentes. Le tarif n'a pas évolué et les places se sont toutes vendues comme des petits pains, avant même que le programme ne soit annoncé.

IV-B. Boissons

Thierry. Pas grand-chose à dire côté boissons. Il y avait de tout, des sodas divers, des eaux minérales, avec ou sans bulles. Le tout était proposé dans des vitrines réfrigérées : bien vu ! J'ai d'ailleurs cru comprendre que les organisateurs avaient prévu un peu trop ;-)

Loé. Bien entendu, il y avait aussi du thé et du café durant les pauses. Par contre pour le thé et café, il n'y en avait plus après 14h, ce que j'ai trouvé dommage, car il y en a qui en prennent même après 18h!

IV-C. Repas

Thierry L'organisation des repas a beaucoup changé depuis l'édition précédente où il y avait des buffets de sandwichs et de salades. Cette année, on pouvait prendre des petits sacs de jute dans lesquels s'étaient glissés des sandwichs. J'avoue que je n'ai pas beaucoup aimé ce concept, pour plusieurs raisons. D'abord, je ne vois pas bien l'intérêt du sac, sachant qu'on ne pouvait pas emporter de nourriture dans les salles. Ensuite, ça ne permet par de bien doser sa faim. Bon, j'avoue que je suis gourmand. Enfin, la plupart des sacs finissaient à la poubelle. L'équipe de Developpez.com est assez partagée sur les sandwichs, d'un point de vue goût. Il y a ceux qui ont aimé et ceux qui n'ont pas vraiment apprécié.

Sinon, comme pour les éditions précédentes, je trouve qu'il manque une petite note sucrée. Et comme il ne fallait clairement pas compter sur le café... J'aurais bien aimé, aussi, qu'il y ait un peu plus de table bistro pour m'installer et discuter avec les copains. Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout aimé les repas (j'avais bien aimé ceux du Marriott).

Romain Je nuancerais un peu les propos de Thierry sur la qualité des sandwichs, que j'ai trouvé plutôt bons - ça reste des sandwichs cela dit. Le sac est en effet assez inutile (quand bien même je les ai gardés par la suite) et l'absence de nourriture ou de café / thé l'après-midi était très dommageable. Cependant, les organisateurs ont bien pris note de cet aspect négatif de l'organisation (l'un des seuls faux pas d'une organisation presque parfaite).

IV-D. Vestiaire

J'ai l'impression qu'il y a eu quelques bugs dans l'organisation du vestiaire. Et c'est là qu'on voit que les organisateurs sont bons, car ils ont réussi à se réorganiser.

IV-E. Badges

Qui dit conférence dit badge. On pouvait le récupérer sur place en arrivant ou en passant le chercher dès la veille.

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IV-F. Programmes

Thierry À l'entrée, on pouvait récupérer le programme du jour, avec un plan des salles et quelques détails logistiques. Pour le coup, j'avais beaucoup aimé le livret de l'année dernière, mais je dois dire que le programme de cette année était plus pratique.

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Clairement une bonne idée ce programme du jour. Personnellement, je ne suis pas fan des programmes sur les sites web ou sur des applications mobiles, pour un seul point : il est souvent difficile d'avoir une vue exhaustive de tout ce qui se passe à un moment donné. On a rarement une vision globale comme le programme a pu nous la fournir, et pour cela, j'ai beaucoup apprécié l'avoir entre les mains chaque matin !

Romain Clairement une bonne idée ce programme du jour. Personnellement, je ne suis pas fan des programmes sur les sites web ou sur des applications mobiles, pour un seul point : il est souvent difficile d'avoir une vue exhaustive de tout ce qui se passe à un moment donné. On a rarement une vision globale comme le programme a pu nous la fournir, et pour cela, j'ai beaucoup apprécié l'avoir entre les mains chaque matin !

V. Stands, animations et Goodies

V-A. Stands

Comme nous le disions en parlant des nouveautés, il y avait de nombreux sponsors. Et comme il y avait beaucoup de place, on pouvait pleinement profiter des stands.

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V-B. Animations

Soirée vin et fromage

Comme chaque année, les organisateurs nous ont proposé une soirée Vin et Fromage qui est désormais la marque de fabrique de Devoxx France. Le début de la soirée a été un peu difficile : beaucoup de monde et de bousculades autour des tables, avec le pain en ressource critique. Et quand ça s'est calmé, on a pu profiter des vins, des fromages, des pâtés et de la charcuterie. [Thierry] À titre personnel, je dois dire que je n'avais pas vraiment apprécié le vin de 2014, mais je dois aussi dire que le petit blanc de l'édition 2015 était très sympa (peut-être même un peu trop).

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Durant la soirée Vin et Fromage, plusieurs stands ont proposé des animations bienvenues. On pouvait également se faire masser, participer à des speed datings pros ou assister à quelques BOF.

Massages

[Thierry] Je dois avouer que j'attends chaque année mon petit massage du jeudi soir à Devoxx. C'est toujours un petit moment sympa ;-). Cette année, il y avait du nouveau puisque l'équipe proposait des massages sur ballon. Je n'ai pas testé cette nouveauté. Si quelqu'un l'a fait, je veux bien connaître son avis.

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Seed Networking

[Thierry] C'est la première fois que je participe au Seed Networking et je dois dire que j'ai bien aimé. À la base, j'y suis allé pour prendre des photos et voir plus précisément en quoi ça consistait. À un moment, je me suis assis pour me reposer cinq minutes (mon reflex pèse un max) et une charmante demoiselle est venue me speed dater : impossible de refuser un peu d'aide à un jeune motivé. Une dizaine de porteurs de projets sont ensuite passés discuter.

En quoi ça consiste ? En gros, c'est du speed dating. Pendant une dizaine de minutes, des porteurs de projet, des investisseurs et des développeurs discutent autour d'une idée. Le principe n'est pas seulement de savoir si on va travailler ensemble, mais aussi de se donner de bons conseils, de bonnes pistes, même si ça ne va pas plus loin.

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Alors, je dois dire que je n'ai pas forcément assez de temps pour participer à des projets de start-up, mais ça me va de consacrer un peu de temps pour aider des « jeunes » à bien débuter sur leurs projets. Petit bémol, de nombreux entrepreneurs partaient sur du PHP, ce qui n'était pas forcément en phase avec la conférence ;-)

V-C. Goodies

Les cerveaux du stand Arolla sont partis comme de petits pains très rapidement. Il y avait beaucoup de goodies bien variés. J'en suis reparti avec une poche (sac récupérer dans un stand) pleine. En tee-shirt, il y en avait pas mal non plus, j'en ai eu quatre après m'être fait scanner mon badge à chaque fois ! J'ai aussi eu une batterie de secours recharge pour téléphone mobile chez Ullink.

Statuettes personnalisées

Sur le stand de Soft team, on pouvait se faire prendre en photo 3D le premier jour. Cela permettait ensuite de recevoir à la maison une petite statuette imprimée en 3D avec son visage. Bon, je dois dire que ça rend très bien. On arrive à discerner des détails, même petits. Par contre, au toucher, c'est la catastrophe. On dirait que c'est floqué. Cela dit, ça fait top sur mon bureau.

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Gadget

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Ballon qui sert pour mon stand-up

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VI. Conclusions

Le succès ne retombe pas. Devoxx fait des adaptes et s'exporte. Pour preuve, cette année, on pourra également assister à Devoxx Morocco du 16 au 18 novembre. L'équipe est d'ailleurs venue présenter ses ambitions lors de la keynote du jeudi.

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VI-A. Ce que nous avons aimé et un peu moins aimé

Aimé :

  • Vin blanc : vraiment bon cette année.
  • Diversité des sessions : il y avait à boire et à manger pour chacun.
  • Espace assez grand pour se retrouver à des endroits plus calmes : bar connecté.

Pas aimé :

  • Café imbuvable.
  • Keynote en diffusion dans les autres salles : l'amphi était trop petit pour accueillir tous les participants. Les keynotes étaient diffusées dans les autres salles en direct. Quitte à ne pas voir la keynote en live, autant attendre quelques semaines et la regarder au calme sur Parleys que de la regarder dans une autre salle.
  • Absence de jus d'orange.
  • Amphi trop petit.
  • Sacs utilisés pour les repas soi-disant biodégradables et qui partaient à la poubelle. Sur ce point, les organisateurs sont hyper déçus, d'autant que le Palais des Congrès est censé répondre à des normes écologiques sévères.

VII. Remerciements

D'abord, nous voudrions remercier l'équipe de Devoxx France 2015, sans qui cette fantastique conférence n'aurait pas eu lieu. Évidement, un grand merci aussi aux orateurs qui nous ont offert de superbes moments. Et je n'oublie pas les spectateurs qui font aussi l'événement, comme je l'ai déjà expliqué plus haut.

Je voudrais remercier encore les organisateurs de Devoxx France pour avoir invité une partie de la rédaction de Developpez.com ainsi qu'un de nos lecteurs. En effet, cette année nous sommes venus accompagnés de Matthieu Bigorne qui a remporté le Quizz Java.

Nous tenons également à remercier les sponsors qui ont pu faire profiter de places gratuites les membres de Developpez.com et plus particulièrement Arolla (grand merci à Aude pour son retour rapide).

Plus spécifiquement, en ce qui concerne cet article, je tiens à remercier l'équipe de Developpez.com et plus particulièrement à Romain Linsolas, Mickael Baron, Loé Sanou et Ced.

VIII. Annexes

VIII-A. Liens

Interviews que nous avions réalisées à propos de Devoxx :

Galeries :

Billets de blog :

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