I. Présentation de Romain

En quelques mots, qui es-tu ?

Je m'appelle Romain Linsolas, je suis développeur spécialisé en Java depuis plus de dix ans. J'ai un attrait particulier pour le développement Web depuis quelques années. Je travaille actuellement pour la Société Générale.

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Romain Linsolas

C'est quoi ton job ?

Je n'aime pas trop la routine, j'essaie donc d'avoir plusieurs rôles. Concrètement, je fais du développement d'applications (utilisées en interne à la SGCIB, la banque de financement de la Société Générale) et j'ai une forte implication sur tout ce qui est usine logicielle, architecture, etc.

Quel est ton parcours ?

Je n'ai fait le choix de l'informatique comme métier qu'assez tardivement, alors que j'étais à l'Université d'Orsay. J'y ai passé un DEA d'Informatique Distribuée, avant de travailler pour le CNRS sur un projet passionnant en astrophysique. Je mêlais ainsi mon métier d'informaticien avec ma passion pour l'Espace. Au bout de trois ans, je suis allé voir du côté du secteur privé, et j'ai intégré Valtech (une SSII), dans laquelle je suis resté six ans. Depuis 2011, je suis passé interne à la Société Générale.

Quelles sont tes passions ?

Mon métier déjà. Il est passionnant, car on apprend tous les jours de nouvelles choses, de nouvelles façons de travailler. On a vraiment la sensation de construire quelque chose à chaque fois, et surtout on côtoie des gens passionnés et passionnants.

En dehors de ça, j'aime l'astronomie, les jeux de plateaux (j'ai même initié le mouvement lors des pauses déjeuner au boulot, où l'on pratique beaucoup les « Aventuriers du Rail » par exemple), le roller. Rien de très exotique en fait…

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Aventuriers du rail

Tu participes également de façon active à la communauté Developpez.com, tu peux nous en parler ?

Je me suis inscrit sur le site de Developpez.com en 2005, ça commence à chiffrer ! L'un des points importants dans notre métier, et c'est également ce qui le rend aussi intéressant, c'est la notion de partage. Que cela se fasse par des sites, des blogs, des conférences, des Users Groups ou même des formations, il est primordial d'apprendre et de partager son savoir. Developpez.com est la première ressource francophone en ce qui concerne le développement, il me paraissait donc important d'en faire partie.

À la fin de l'année 2007, on m'a proposé de devenir modérateur sur certains forums Java ou d'usine logicielle. Par la suite, j'ai également rédigé une dizaine d'articles pour ce site, ce qui offre une visibilité très importante. Il n'est ainsi pas rare de dépasser le millier de visites sur un article lorsque celui-ci est annoncé officiellement par le site. Aux dernières nouvelles, mes articles ont été vus près de 250,000 fois depuis 5 ans ! C'est un chiffre impressionnant que je n'aurais jamais pu atteindre sans la popularité de Developpez !

Quelles sont les technologies qui te motivent actuellement ?

Je suis extrêmement attentif à tout ce qui se passe autour du développement Web, en particulier dans le monde JavaScript. C'est un écosystème qui évolue incroyablement vite, surtout ces 2 ou 3 dernières années, bien que le langage ait atteint sa majorité cette année. C'est d'ailleurs le langage le plus présent sur la plateforme GitHub (devant Ruby et Java). En ce moment, j'ai un faible pour le framework AngularJS, sans pour autant le maîtriser encore très bien. De mon point de vue, c'est sans doute vers ce type de frameworks que vont se diriger les développeurs web dans les prochaines années.

Je n'en oublie pas pour autant mes premières amours, à savoir Java. Il y a toujours ces râleurs pour dire que c'est un langage sans avenir, qui est même en train de mourir. Eh bien quelle santé pour un « moribond » Certes le cœur même du langage évolue (trop ?) lentement, mais tout ce qui se passe autour est-on ne peut plus vivant. Les conférences comme Devoxx justement en sont la meilleure preuve. Quand on s'intéresse au Cloud, ou au Big Data, le langage Java est très souvent de la partie.

II. Être orateur

Qu'est-ce qui te motive pour présenter des technos ?

Je me répète (sans doute dû à mon grand âge pour un développeur), mais le maître mot, c'est la passion. Quand on est passionné par un sujet, on a envie d'en faire profiter un maximum de gens. Cela permet aussi de rencontrer des personnes qui ont les mêmes centres d'intérêt ; c'est forcément agréable.

Comment ça se prépare une conférence, quand on passe devant le micro ?

Une présentation réussie, ce n'est pas seulement avoir un bon contenu. La forme compte énormément. Avoir l'un sans l'autre, c'est risquer de faire une mauvaise prestation. Je me souviens qu'à Devoxx Anvers 2012, il n'y a qu'une seule présentation que je n'ai pas aimée, et c'était dû au présentateur un peu trop soporifique, et des slides bien trop chargées.

Bref, tout cela pour dire que pour réussir une bonne présentation, cela nécessite beaucoup de travail, et beaucoup de répétitions. Il faut y consacrer plusieurs soirées, espérer aussi avoir la compréhension de ses chefs quand on travaille dessus durant la journée, sans que cela n'affecte trop son travail habituel.

Les Brown Bag Lunches sont d'ailleurs d'excellents moyens de répéter et d'avoir des commentaires de personnes expérimentées.

Si l'on a bien tout préparé, que l'on est vraiment à l'aise dans son sujet, alors il n'y a aucune raison pour que les choses se passent mal ! Dans le cas d'une démo, il faut toujours prévoir un plan B, pour pallier l'effet démo tant redouté !

Et le jour J ? Encore le trac malgré une bonne expérience ?

Étrangement, non. Lors de mon premier Devoxx France en 2012, je n'avais aucun trac les jours d'avant, pensant que ça arriverait le jour J, juste avant la présentation. Or, tout s'est bien passé de ce côté-là. Pourtant je suis relativement timide, mais je pense que l'on est tellement pris par le jeu et l'ambiance que finalement on ne pense pas à grand-chose d'autre…

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Romain Linsolas

Des moments forts ? Difficiles ? Des déceptions ?

Il y a forcément une certaine fierté d'être sélectionné comme orateur dans des grandes conférences et de présenter devant 300 personnes.

Je dois cependant dire que ma première expérience à Devoxx en tant qu'orateur n'était pas très bien partie. Je présentais mon Tools In Action « Chouchoutez votre code JavaScript » alors que j'avais une angine et que j'étais bourré de médicaments. Pour rajouter du stress, au tout début de ma démonstration, je me suis misérablement planté avec Eclipse, ce qui me fait perdre pas loin d'une minute, mais visiblement je m'en suis bien sorti. La présentation a finalement bien plu. Ouf ! Maintenant j'en rigole, donc ça va !

On t'invite systématiquement à la troisième mi-temps ?

La plupart des conférences proposent des soirées spéciales réservées aux orateurs, histoire de les remercier et aussi pour qu'ils puissent se rencontrer. C'est agréable. J'essaie d'y aller quand je peux (ou quand je n'ai pas une angine, comme en 2012).

Être orateur, c'est donc un investissement énorme. Comment fais-tu entrer cela dans ton emploi du temps ? En plus de la famille, du travail, de la communauté Developpez.com, de tes autres passions, etc.

C'est effectivement beaucoup de travail. Il faut s'y prendre à l'avance, pour éviter de tout faire au dernier moment. J'essaie du coup de consacrer quelques heures chaque semaine, ce qui permet de garder du temps pour ses autres activités, qu'elles soient professionnelles ou personnelles.

III. Devoxx

C'est quoi Devoxx, de ton regard ?

Devoxx, c'est pour moi LA conférence qu'un développeur Java doit avoir fait au moins une fois dans sa vie. Je n'irais pas jusqu'à paraphraser un certain politicien en disant que si « tu es un développeur Java et que tu n'es jamais allé à Devoxx alors tu as raté ta vie », mais je pense sérieusement que c'est dommage.

La force de Devoxx pour moi est avant tout dans sa liberté, son indépendance. Contrairement à JavaOne par exemple, ce n'est pas une grosse société (comme Oracle) qui monte la conférence, mais juste des indépendants, extrêmement passionnés. À l'origine, Devoxx (qui s'appelait alors JavaPolis) a été fondée par Stephan Janssen, le leader du JUG belge (BeJUG). La version française est portée par l'équipe du ParisJUG. C'est un gage d'indépendance et de qualité.

La seconde force de Devoxx, c'est le niveau des présentations et des orateurs. Il n'est pas rare d'y croiser des personnages historiques de Java, comme James Gosling, des Java Champions, des développeurs de Google et Android, etc.

Il y a Devoxx, Devoxx France et Devoxx UK… Quelles différences ?

Devoxx (aussi appelé Devoxx World), c'est la version originale de la conférence, celle qui se tient à Anvers en Belgique depuis 12 ans maintenant. Je n'ai eu la chance d'y participer pour la première fois qu'en 2012, et ça a vraiment été un plaisir énorme. J'ai à nouveau la chance d'y retourner cette année, et j'ai déjà hâte d'y être !

À l'édition de 2011, lors de la keynote d'ouverture, l'édition française a été annoncée. Elle ne démérite aucunement, même si elle a un format plus court (trois jours au lieu de cinq), et que la grande majorité des sujets sont en français. Il y a donc moins de stars internationales, mais nous n'avons pas à rougir, tant nous avons d'excellents développeurs chez nous !

Devoxx UK n'a eu pour l'heure qu'une seule édition, en 2013. C'est donc la dernière née (à moins qu'une nouvelle annonce soit faite à Anvers en novembre), et son format sur deux jours en fait d'elle la plus courte des conférences Devoxx.

À Devoxx (world), tu présentes en anglais. C'est facile ?

Ce n'est pas si simple. Je travaille tous les jours en anglais, en particulier parce que nous faisons beaucoup d'offshore en Inde. Toutefois, si mon niveau technique n'est pas trop mauvais, mon accent est assez mauvais. Un vrai français en somme…

Je concède avoir opté pour la facilité. En 2012, je n'avais proposé qu'un Quickie, c'est-à-dire une présentation courte d'un quart d'heure, ce qui rend la tâche moins ardue, d'autant qu'elle se passe durant la pause déjeuner, donc les salles ne sont pas pleines. En 2013, j'ai proposé un Tools In Action (d'une durée de 30 minutes), ainsi qu'un Quickie. Seul le dernier a été retenu, donc ça devrait aller.

Qu'as-tu présenté aux Devoxx ?

À Devoxx France 2012, j'ai présenté un Tools In Action appelé « Chouchoutez votre code JavaScript ». L'idée était de montrer qu'il est possible d'industrialiser ses développements en JavaScript aussi facilement qu'en Java. J'ai également présenté un Quickie sur TestNG, pour montrer qu'il n'y a pas que JUnit dans la vie !

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En Belgique, à Anvers, j'ai parlé d'Envers (hélas le jeu de mots ne marche pas en anglais, car la ville s'appelle Antwerp du coup). Il s'agit d'une extension à Hibernate pour faciliter l'audit des entités.

Pour les éditions 2013 de Devoxx, je suis resté dans le JavaScript, avec tout d'abord « Du JavaScript propre ? Challenge Accepted ! », que j'ai coprésenté avec Julien Jakubowski d'OCTO. Il y était question de toutes les bonnes pratiques à suivre pour développer correctement en JavaScript, et éviter les nombreux écueils liés au langage. Pour Devoxx World, mon Quickie s'appelle « The ingredients for a perfect JavaScript Software Factory » et décrit les composants d'une usine logicielle idéale lorsque l'on fait du vrai développement en JavaScript.

Si on résume, deux tiers de mes présentations dans une conférence Java parlent… de JavaScript ! Cela montre que l'on n'est très ouverts et pas bornés à Java !

Et en dehors des salles de conférences, il se passe quoi ? En tant qu'orateur ? En tant que simple visiteur ?

Entre chaque présentation, c'est l'effervescence. Il y a beaucoup de monde (1500 personnes pour Devoxx France, plus du double en Belgique). C'est l'occasion de croiser des personnes que l'on connaît, ou encore des gens que l'on ne connaît que par des intermédiaires comme Twitter ou Developpez.com.

Parfois, il m'arrive de zapper un créneau de conférences pour rester discuter tranquillement avec des gens, ou d'aller visiter les différents stands qui ne manquent en général pas d'animations !

Pour Devoxx, il y a un CFP qui sélectionne les orateurs. Comment ça s'est passé pour toi ?

Le CFP (Call For Papers) est un processus assez simple en soi : jusqu'à une date donnée, on peut soumettre un sujet sur un format défini (Tools In Action, Quickie, Conférence, etc.). Le choix du format est capital à deux titres. D'une part, il va dicter la façon dont on va faire sa présentation. On ne présente pas un sujet lors d'un Quickie de quinze minutes, comme on le fera pour avec un Tools In Action de trente minutes, également beaucoup plus orienté démonstration/pratique. D'autre part, cela va aussi jouer sur ses chances d'être sélectionné. Le slot Conférence est le plus prestigieux, et par conséquent beaucoup plus demandé. Pour Devoxx France 2013, il me semble que le nombre de soumissions pour ce format était de 310 propositions, pour à peine une trentaine de sujets retenus. C'est-à-dire un écrémage de 90 % ! Beaucoup de sujets, même de très bonne qualité, ont ainsi été recalés.

Pour être choisi, il va falloir donc essentiellement miser sur la description de la session que l'on propose. Elle doit d'être sexy et traiter d'un sujet qui le soit tout autant. Le titre de la session doit donner envie, car c'est souvent sur ce seul point qu'une personne décidera de venir vous voir le jour J. Être un brin décalé peut aussi donner des points. C'est pour cela que j'avais appelé mon Tools In Action « Chouchoutez votre code JavaScript » plutôt qu'un bête « Analyser la qualité de son code JavaScript ».

On ne va pas se le cacher, ça coûte cher d'assister à Devoxx, pas tant à cause du prix de l'entrée, qui est très raisonnable, mais aussi à cause du transport, de l'hébergement, des absences, de la fatigue (coût physique), etc.

Il ne faut pas le voir comme un coût, mais comme un investissement. Mais il est vrai que le prix total n'est pas négligeable, surtout pour l'édition belge de Devoxx, qui implique des frais de déplacement et d'hébergement. Mais personnellement, je préfère dépenser (ou que ma société dépense) 500 à 700€ pour trois jours à Devoxx plutôt qu'une formation à 4000€ qui ne m'apportera pas le quart de ce que peut m'apporter une telle conférence !

À noter, c'est important, qu'il est possible d'utiliser son DIF (Droit Individuel à la Formation) pour assister aux conférences Devoxx.

IV. Et les autres conf

Tu parles, un peu, beaucoup, mais où ?

Pas tant que ça. Si l'on excepte les Devoxx, cela faisait longtemps que je n'étais plus orateur. Sinon, je suis aussi orateur à SoftShake 2013 à Genève, où je rejoue la présentation de Devoxx France 2013 « Du JavaScript propre ? Challenge Accepted ! » avec Julien Jakubowski.

Qu'est-ce qui différencie Devoxx des autres conférences sur lesquelles tu es intervenu ?

Comme je l'ai dit plus tôt, la grande force de Devoxx c'est son indépendance. C'est une conférence très axée sur la technique (contrairement à des conférences plutôt focalisées sur l'agilité par exemple) et plutôt généraliste, bien que centrée sur l'univers Java. On y parle Java, JVM, mais aussi des langages autour de Java comme Scala ou Groovy, on y parle de développement web, de Cloud, de Big Data, bref un peu tous les sujets tendances du moment. À ma connaissance, il n'y a pas beaucoup de conférences de ce niveau en Europe dans ce domaine. Dans le même esprit, mais à un niveau en dessous en termes d'organisation, on retrouve bien les JUGs ou certaines conférences comme le JUG Summer Camp ou le Breizh Camp.

Est-il plus impressionnant de présenter à Devoxx devant 400 personnes ou dans un JUG avec quinze spectateurs ? Le contact n'est forcément pas le même, surtout après…

Un JUG et un Devoxx, ce n'est pas pareil. Un JUG, tu n'as en général qu'une ou deux présentations à la suite, et forcément les orateurs sont sous les projecteurs avant, pendant et après. À Devoxx, c'est comme si tu enchaînais les JUGs. Il y a beaucoup d'orateurs, c'est différent du coup. On se fait parfois aborder par une personne qui est venu vous voir, comme ça on peut recueillir directement ses impressions, et aussi discuter du sujet…

V. Conclusion

Dis-nous, Romain, pourquoi il faut aller à Devoxx selon toi, en tant que spectateur, mais aussi en tant qu'orateur (si on est choisi) ?

Si on se considère comme un bon développeur Java (ou qu'on aspire à le devenir) alors on a forcément la curiosité qui va avec. Et je ne vois pas beaucoup de raisons (hormis « logistiques ») de ne pas vouloir se faire plaisir en assistant à un tel événement.

Devoxx pour un développeur Java, c'est un peu comme le Salon de l'Auto pour un passionné de voitures, une coupe d'Europe pour un amateur de football. C'est aussi l'occasion de rencontrer des « stars » (sans le sens péjoratif de ce mot) de notre milieu. On a nos propres Zidanes du code, comme le dit Nicolas Martignole dans un billet de blog.

Que dire à ma femme, et à mon chef, pour qu'il me laisse y aller ? Voire qu'il m'y envoie ?

À ta femme, ça dépend ce qu'elle pense de ton métier. Assister à Devoxx France pour un Francilien, ça ne change pas beaucoup ses habitudes, à part peut-être une soirée ou deux à passer avec d'autres Devoxxiens. Bref, ce n'est pas la mer à boire. Et le week-end, tu l'invites dans un bon restaurant pour lui raconter les dernières nouveautés en matière de Cloud et de Big Data (ce qui la passionnera, c'est sûr). Mais si tu lui racontes pourquoi tu as envie d'aller à Devoxx, et que tes yeux brillent tellement ils transpirent la passion, alors elle ne pourra pas te refuser d'y aller…

À ton chef, tu lui dis simplement que tu vas faire l'impasse sur la formation de trois jours sur PL/SQL à 4000€ (HT) et qu'il dépensera quatre fois moins (voire encore moins si tu utilises ton DIF) pour rendre son développeur heureux et efficace. Et ça, c'est tout aussi important que le fait qu'il apprenne plein de choses utiles. Embaucher de bons développeurs est une chose importante pour une société, mais savoir garder les bons c'est une tâche tout aussi ardue (voire d'avantage d'ailleurs).

Tu penses continuer à être orateur dans le futur ? Tu as des sujets plus spécifiques en tête ?

Continuer à être orateur ? Oui ! Quant aux sujets, j'y réfléchis vraiment quand la période du CFP est en cours (souvent vers la fin, d'ailleurs), et je pioche dans les sujets qui me tiennent à cœur. C'est aussi pour moi l'occasion d'approfondir un sujet.

Va-t-on te voir lors de Devoxx France 2014 ?

J'y compte bien, mais seul l'avenir nous le dira. Comme pour les deux années précédentes, je proposerais sans doute une conférence. J'aime beaucoup quand nous sommes deux sur scène, cela donne plus de dynamisme, plus d'interactions. Cela avait été mon cas en 2013 à Devoxx France, j'aimerais donc renouveler l'expérience.

Edit : On vient d'apprendre que Romain sera à nouveau de la partie à l'occasion de Devoxx France 2014 puisqu'il co-présentera, avec Julien Jakubowski, une session « Tools in Action » de trente minutes, intitulée « Créons un web component avec Polymer » :

Les web components sont sans doute l'une des évolutions majeures du développement web qui nous attend pour 2014-2015. À travers ce Tools In Action, nous allons découvrir de quoi il s'agit. Mais comme dans « Tools In Action » il y a « Action », alors nous allons voir leur mise en œuvre grâce à la librairie Polymer. Prenez part à un chouette voyage dans le monde des web components.

Pour la suite, que penses-tu faire ? Implication Open Source, plus technique ou plus gestion…

J'aimerais pouvoir me consacrer à des projets de façon personnelle, mais je manque sérieusement de temps. Je pense que je m'orienterais plutôt sur des petites contributions sur des projets open source que j'apprécie. Le système des push-requests, facilité par la plateforme GitHub est tout à fait adaptée à cela…

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VI. Remerciements

L'équipe de Developpez.com se joint à moi pour remercier chaleureusement Romain Linsolas pour sa participation à cette interview.

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Romain Linsolas

Plus spécifiquement en ce qui concerne cet article, je tiens à remercier l'équipe de Developpez.com et plus particulièrement Vincent VIALE, mlny84, Mickael BARON, longbeach, Robin56 et Romain Linsolas

VII. Annexes

VII-A. Liens de Romain

Blog de Romain : http://linsolas.github.io

Page Developpez.com de Romain, avec ses articles : http://linsolas.developpez.com

Page sur Parleys.com qui répertorie les vidéos des présentations de Romain à Devoxx :
http://www.parleys.com/search/linsolas

Linked'in de Romain : http://www.linkedin.com/in/romainlinsolas

Suivez Romain sur Twitter : @romaintaz

VII-B. Autres articles sur Devoxx

Interview de Nicolas Martignole, organisateur de Devoxx France :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/nicolas-martignole-devoxx-france/

Interview d'Antonio Goncalves à l'occasion de Devoxx France :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/antonio-goncalves-devoxx-france/

Interview d'Hugo Lassiège, du comité de sélection des présentations pour Devoxx France :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/hugo-lassiege-devoxx-france/

Bilan de Devoxx France 2012 :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/bilan-devoxx-france-2012/

Interview de Charles Sabourdin et Benoît Dissert, du comité de sélection des conférences de Devoxx France 2013 :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/charles-sabourdin-Benoit-dissert-devoxx-france-2013/

Interview de José Paumard et Zouheir Cadi, organisateurs de Devoxx France 2013 :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/articles/interview/jose-paumard-zouheir-cadi-devoxx-france-2013/

VII-C. Liens personnels

Retrouvez ma page et mes autres articles sur Developpez.com :
http://thierry-leriche-dessirier.developpez.com/#page_articlesTutoriels

Suivez-moi sur Twitter : @thierryleriche@thierryleriche